Nicole Delluc-Guillot

Qui je suis ?

Ma vie a été jalonnée depuis 30 ans par la psychanalyse. J’en ai fait plus de 10 ans tout en me formant dans d’autres domaines comme la PNL , la psycho-généalogie, l’analyse transactionnelle et la méditation de pleine conscience. Être écouté et écouter l’autre est quelque chose de primordial. Je parle d’une écoute sans jugement, et dans la plus grande bienveillance. Je l’ai toujours vécue comme un véritable cadeau que l’on donne et que l’on reçoit.

Il y a quelques annés, j’ai fait un stage de méditation de pleine conscience avec Pascal Hastir, qui, lui s’est formé au focusing avec la fondatrice de ce processus : Ann Weisser- Cornell . Puis un autre stage 1 an après avec cette même personne qui allait devenir un de mes formateurs dans cette technique de « focusing de la relation intérieure ». J’ai adhéré à ce processus dès la première séance, car mon corps m’a mis directement en contact avec, je dirais « le bonheur de vivre », symbolisé à l’intérieur de moi, dans ma thyroïde, par l’image de moi, petite fille, pétillante de vie. Comme si la première séance me disait : « voilà ce que tu cherches ! ».

Après 4 ans de formation, je suis sortie certifiée et propose depuis des séances basées sur ce processus afin de se familiariser avec cette pratique qui s’intègre ensuite dans la vie de tous les jours. Ce sont des séances individuelles en présentiel ou par Skype ou Whatsapp. J’ai également mis en place un groupe de méditation qui se réunit chaque semaine dans mon cabinet à Ligugé dans la Vienne en France.

Ce qui pour moi reste la découverte la plus importante dans cette pratique, c’est de sentir en moi cette présence que je suis. J’ai mis un certain temps à comprendre ce que cela pouvait être . Mais c’est la pratique, le vécu corporel qui me l’a apportée. Je l’appelle ma « puissance de vie » : ce que l’on reçoit, pour moi, dès notre premier battement de cœur. Cette vie qui nous est donnée, joyeuse, pleine d’amour de toute vie. Je sais maintenant qu’elle ne nous quitte jamais.

J’ai toujours été étonnée des témoignages de gens qui ont vécu des choses extrêmement dures, telles que les camps de concentration, la dictature qui massacre, les emprisonnements abusifs et que ces gens puissent garder une confiance dans l’être humain. Comme s’ ils savaient qu’il y a quelque chose en nous que personne, personne ne peut nous enlever : cette force d’amour nichée au fond de nous-mêmes.

Et c’est cette force là qui me permet d’aller voir « tout ce qui me dérange » à l’intérieur de moi : mes peurs, mes croyances, mes expériences douloureuses qui sont inscrites dans mon corps. Et c’est d’ailleurs par le corps, cette intelligence que je rapprocherai de ce que l’on appelle « l’intuition » ,que l’on mobilise dans le processus du focusing de la relation intérieure.

J’ai parfois l’impression que je ne suis plus toute seule à me « dépatouiller » avec toutes les histoires qui m’encombrent mais j’ai « moi- même », cette présence toujours là et qui se révèle quand je suis à l’écoute de mes sensations corporelles, un espace très, très large qui s’ouvre en moi .

Cela m’a donné une meilleure confiance en moi. J’accepte mieux tout ce qui me constitue. J’ai moins peur. Je peux aller vers les autres ou vers de nouvelles expériences en sachant que j’ai ce processus avec moi.

Et quand je vis quelque chose qui me semble très difficile, je me plonge à l’intérieur de moi et j’écoute les différentes parties qui se présentent à moi sous forme de sensations physiques, de mouvements intérieurs, d’images ou de symboles.

J’ai une image qui m’est venue et qui pour moi pourrait symboliser l’être humain : celle d’une fleur de tournesol : comme si tous nos pétales étaient nos peurs, croyances, expériences douloureuses ou heureuses et au milieu notre cœur.

Nous sommes tout cet ensemble et tout cela est beau. Et puis j’essaye d’« honorer la vie » le plus possible, chaque jour par cette conscience acquise.

« Remercier la vie d’être là ». C’est ma mère qui nous disait cela et on la trouvait trop naïve !!!!!!

Voilà ce que j’essaye de partager le plus possible à travers la pratique de ce processus.